Le 22 décembre, un bâtiment du centre d’engraissement de Saint-Martial-le-Vieux (Creuse), appelé par ses détracteurs « la ferme des 1 000 veaux », a brûlé. Des tags injurieux et des croix gammées ont été également retrouvés, signe d’un incendie criminel.
Un bâtiment du centre d’engraissement de Saint-Martial-le-Vieux (Creuse), appelé également « ferme des 1 000 veaux », a été la cible le 22 décembre d’un « incendie criminel », rapporte la préfecture du département. L’incendie a fortement endommagé un bâtiment renfermant notamment de la paille et du matériel, situé à l’écart des installations abritant les bovins du centre, a indiqué la préfecture de la Creuse. L’incendie, qui n’a fait aucune victime humaine ou animale, a été circonscrit dans la matinée. « Il s’agit de toute évidence d’un incendie volontaire et criminel puisque des tags ont été retrouvés sur le bâtiment », a déclaré le secrétaire général de la préfecture, Olivier Maurel. Le parquet de Guéret a été saisi de l’enquête. La FNSEA et la Fédération nationale bovine (FNB) ont condamné l’acte dans un communiqué le 22 décembre. « Aucune opinion, aucune idéologie ne peut justifier une telle violence, si ignoble, commentent les syndicats. L’utilisation, par les auteurs de l’incendie, de l’insigne de la croix gammée pour qualifier l’élevage relève de la plus totale ignominie. » « Face à l’escalade de la violence », la FNSEA et la FNB ont souhaité être reçues par le Premier ministre Bernard Cazeneuve. Le ministre de l’Agriculture a également condamné, dans un communiqué, l’incendie et les « qualificatifs inadmissibles et diffamatoires », qualifiant « de tels débordements » d’« intolérables ».
L’association de protection animale L-PEA condamne l’acte criminel
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Le même jour, toujours dans un communiqué, l’association de protection animale L-PEA, qui s’est opposée régulièrement et activement au centre d’engraissement, a fait savoir qu’elle « déplore et condamne fermement l’incendie criminel déclenché sur le site ». L’association condamne « de telles méthodes, non seulement stériles mais qui mettent en outre en péril la vie des animaux » et affirme qu’elle « a toujours condamné et condamnera toujours tout acte de violence à l’encontre des êtres humains comme des animaux. » L’association « tient enfin à préciser que jamais cette situation n’aurait atteint de telles extrémités si le projet de Ferme Usine des 1 000 veaux s’était fait dans les règles et dans la concertation avec le public ». De son côté, Interbev a annoncé se porter partie civile, le jour même de l’incendie. L’interprofession condamne « avec la plus grande fermeté les exactions commises » dans la nuit du 21 au 22 décembre. Dominique Langlois, président d’Interbev, dénonce « la multiplication des actes de malveillance menés à l’encontre des professionnels de la filière ». Il demande « aux pouvoirs publics de punir sévèrement ces agissements et de mettre tout en œuvre pour que ces derniers ne se reproduisent plus ». ll venait de publier, la semaine passée, une tribune dans les grands journaux français intitulée : « Viande, élevage… Cessons d’instruire un procès seulement à charge ! ». La Coordination Rurale a également pris position, exprimant « son indignation face à l’incendie criminel » qui a touché le site. Le syndicat « espère que ce nouvel incident fera prendre conscience aux pouvoirs publics de la violence des attaques répétées auxquelles les éleveurs ont à faire face depuis plusieurs mois déjà », attendant une réaction ferme de la part du gouvernement.