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Incérès poursuit les phases de développement de ses deux biosolutions

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Les biosolutions à base d'huiles essentielles d’Incérès s’attaquent notamment aux ravageurs des fruits rouges. Crédits : © Pixabay -PNRL

Le spécialiste des solutions de biocontrôle à base d’huiles essentielles Incérès prévoit une levée de fonds d'un montant supérieur à 3 M€ pour 2026. Ces fonds serviront notamment à financer les demandes d’autorisations de mise sur le marché de ses deux produits, actuellement en phase de développement.

Incérès, spécialisée dans le développement de biosolutions innovantes à base d’huiles essentielles contre certains ravageurs, compte lancer prochainement une levée de fonds pour accélérer son développement. « En septembre, nous nous donnerons 1 an pour réaliser une levée de fonds d’un montant supérieur à 3 M€ », nous indique Inès Taurou, la fondatrice d’Incérès

La société utilisera ces fonds pour financer ses trois prochains objectifs, à savoir les demandes d’autorisations de mise sur le marché (AMM) pour l’Europe sur ses deux produits en cours de développement, le développement à l'export et l’industrialisation de ses solutions. « Pour l’export, à partir du moment où nous déposerons nos AMM en Europe, nous capitaliserons sur ces études pour les déposer sur les deux autres zones que nous visons, les États-Unis et le Brésil. Et nous souhaitons industrialiser notre propre production à l’horizon 2027 », détaille la fondatrice. 

Lire aussi : Les biosolutions d’INCérès à base d’huiles essentielles, une alternative aux produits interdits 

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La fabrication des produits d’Incérès est actuellement sous traitée. Avec son nouvel outil, la société compte atteindre « une production de 200 tonnes par an, ce qui nous permettrait d’assurer les volumes nécessaires sur 3 ans », explique Inès Taurou. Plutôt que faire du volume, la société s’est fixée pour objectif de trouver et développer des biosolutions pour venir en aide aux filières, même les plus petites, en attente de solutions alternatives durables face à l’interdiction de certains produits dangereux. 

Une découverte prometteuse

Deux produits de biocontrôle à base d’huiles essentielles (en cours d’homologation) sont en phase avancée de développement au sein de la start-up et pour lesquels elle a déjà obtenu de très bons résultats lors des essais en champs. L’un contre la Drosophila suzukiiune mouche invasive originaire d’Asie du Sud-Est qui s’attaque aux fruits rouges, principalement les cerises et les fraises, l’autre contre les pucerons appartenant à la famille des Aphidae, qui causent des ravages sur un grand nombre de plantes cultivées, notamment les fruits, pommes, poires essentiellement et les betteraves. Et « nous venons de valider une nouvelle application sur un nouveau ravageur. Nous avons découvert que notre produit en cours de développement contre les pucerons fonctionnait sur les punaises diaboliques, qui sont la cause de dégâts importants en arboriculture et en maraichage », indique encore Inès Taurou.