Les Cassandre l’avaient prédit, le Nutri-Score n’est pas un système d’étiquetage nutritionnel parfait. Officiellement lancé en France fin 2017, ce dispositif est devenu obligatoire deux ans plus tard. Il faisait un peu moins parler de lui ces derniers temps au fur et à mesure que les industriels se l’appropriaient et adaptaient leurs recettes pour qu’elles soient mieux notées. Mais il faut se méfier de l’eau qui dort. A l’heure où l’application obligatoire du Nutri-Score à travers toute l’Europe fait vraiment son chemin – le dossier est actuellement en discussion à Bruxelles –, des voix s’élèvent pour demander une modification du système.

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Qu’il s’agisse des charcutiers ou des producteurs de roquefort, chacun avance ses arguments. Et l’eurodéputé Eric Andrieu (PS) monte au créneau. S’il continue de plaider pour que cet étiquetage nutritionnel soit rendu obligatoire sur les produits ultra-transformés pour informer le consommateur de leurs qualités nutritionnelles, il trouve notamment « incohérent que le système ne prenne pas en compte ni les additifs, ni les conservateurs ». Selon lui, « il est urgent de revoir la méthodologie du Nutri-Score », avant sa généralisation au niveau européen. Eric Andrieu estime que « des dérogations doivent être accordées aux produits peu ou pas transformés, ainsi qu’aux produits sous indication géographique ». Une révision de la méthodologie qui relève certes du bon sens. À titre d’exemple, il est incohérent qu’à l’heure actuelle, le Nutri-Score note mieux un produit contenant un édulcorant, qu’un produit naturellement sucré…