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Indications géographiques : des discussions plus compliquées que prévu

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Les négociateurs des institutions européennes espéraient finaliser le 10 octobre dans la soirée les grandes lignes d’un accord sur la réforme des indications géographiques. Mais très peu d’avancées ont finalement été enregistrées à cause d'un désaccord sur la méthode de travail. La présidence espagnole du Conseil de l’UE a soumis un projet de compromis global que les négociateurs du Parlement européen ont refusé de discuter, estimant que le Conseil ne pouvait pas imposer sa position. Cette « offre d’accord présentée par surprise par la présidence espagnole constitue une insulte au travail accompli ces derniers mois », dénonce le négociateur en chef du Parlement européen Paolo De Castro. Il a demandé à discuter chaque point individuellement ce qui risque de prolonger les négociations.

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Résultat, aucun progrès n’a réellement pu être enregistré sur les points qui restent ouverts : le rôle de l’Office européen de la propriété intellectuelle (EUIPO), le paquet vin – qui semblent être les deux points les plus sensibles –, les critères de durabilité inscrits dans les cahiers des charges des appellations, le rôle des groupements de producteurs, l’étiquetage des IG pour les produits alimentaires préemballés. Ces sujets n’ont été que survolés, indique-t-on du côté des négociateurs. Les travaux techniques se poursuivent néanmoins. Une réunion entre experts s’est tenue le 11 octobre et une autre est prévue pour le 14. Si les discussions avancent suffisamment, un accord pourrait être trouvé d’ici le trilogue final prévu le 24 octobre en présence du ministre espagnol Luis Planas et du commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski. Mais il est aussi possible qu’une session de négociation supplémentaire soit nécessaire.