Dans un contexte de recul général de la consommation face à la hausse des prix, les consommateurs ont tendance à privilégier les produits de marques de distributeur au détriment des marques nationales. Pour relancer les ventes de leurs produits, les industriels vont miser cet été sur les promotions et les remises de tarifs, plutôt que de renégocier les contrats signés en mars avec leurs clients. Une quarantaine de grandes entreprises – la liste est tenue secrète – se sont engagées auprès du gouvernement à faire un « effort » sur le prix de près de 1 000 produits, principalement par des « promotions additionnelles d’une durée de trois mois », indique le président de l’Ania Jean-Philippe André. « Ce sont des sociétés qui n’ont pas de raison objective de baisser leurs prix », précise-t-il. Les baisses de prix devraient s’établir « entre 5 et 10 % » selon les produits.
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D’après les données de l’Insee, les prix alimentaires ont continué à flamber en juin (+13,6 % sur un an), mais leur progression a ralenti par rapport au mois de mai (+14,3 % sur un an). Les marchés orientés à la baisse, comme la volaille, le blé et les huiles végétales, donnent lieu à des renégociations, avec ou sans déclenchement des clauses Egalim. « Pour qu’une renégociation ait lieu, il faut que le cours soit à la baisse et que les sociétés se réapprovisionnent à ce prix », souligne Jean-Philippe André. Or, beaucoup d’industriels sont couverts par des contrats négociés fin 2022 avec leurs fournisseurs. « Il n’a jamais été question de renégociations commerciales généralisées, explique le président-directeur général de l’Ilec, Richard Panquiault. S’il y avait eu matière à des renégociations généralisées, il n’y aurait pas eu besoin de l’intervention du gouvernement. »