Dans un avis scientifique publié le 10 octobre, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) préconise une « vaccination protectrice d’urgence » des volailles dans un rayon de 3 km autour des foyers d’influenza aviaire. L’Efsa a effectué une revue des vaccins disponibles, puis modélisé les stratégies de vaccination dans trois pays (France, Italie, Pays-Bas), en se basant sur les données des récentes épizooties. Parmi les trois scénarios de vaccination d’urgence (1 km, 3 km, 10 km), le rayon de 3 km apparaît comme « le meilleur en termes de nombre médian de fermes infectées, abattues et vaccinées, ainsi que de durée d’épidémie ». Toutefois, « un élevage vacciné a une probabilité de 70 % d’être totalement protégé trois semaines après la vaccination, ce qui crée une fenêtre de trois semaines pour la propagation du virus », prévient l’Efsa. C’est en raison de cette longueur de l’acquisition de l’immunité que l’Anses (agence sanitaire française) a écarté la vaccination d’urgence dans son avis sur la stratégie vaccinale.
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Une vaccination préventive des volailles les plus à risque (canards, dindes, pondeuses) est le scénario qui « se traduit par le plus petit nombre d’élevages infectés et abattus, ainsi que la durée de l’épidémie la plus courte », confirme l’Efsa dans son rapport. Le 2 octobre, la France a démarré une campagne de vaccination préventive ciblant les canards, espèce la plus sensible et la plus excrétrice de virus. L’Hexagone est le premier État membre de l’UE à vacciner contre cette maladie, et le premier à le faire en mettant en place un dispositif de surveillance afin de pouvoir continuer à exporter.