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Influenza aviaire : l’Ouest toujours sous pression

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Les élevages avicoles de l’Ouest sont toujours menacés par l’influenza aviaire, avec la découverte de foyers dans le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique et l’Indre-et-Loire.

Un foyer d’influenza aviaire a été « confirmé ce mardi 20 septembre 2022 dans un élevage du Tremblay dans la commune nouvelle d’Ombrée-d’Anjou », dans le Maine-et-Loire, indique Ouest-France le 20 septembre (article payant). Il s’agit du premier cas en élevage dans le département depuis la vague printanière qui avait frappé les Pays de la Loire (179 cas dans le Maine-et-Loire). D’après le quotidien régional, les 7 500 volailles de l’élevage – qui pratique la vente directe notamment via une ferme-auberge – devaient être abattues. C’est l’éleveur qui a donné l’alerte, après avoir « constaté un peu de mortalité parmi [ses] canards », témoigne-t-il. La commune concernée est située dans le nord-ouest du Maine-et-Loire, limitrophe de l’Ille-et-Vilaine, de la Loire-Atlantique et de la Mayenne. Toujours dans le Maine-et-Loire, un autre foyer était fortement suspecté, dans l’après-midi du 21 septembre, dans un élevage de dindes de Villemoisan (commune nouvelle de Val d’Erdre-Auxence). Le 20 septembre, la préfecture de Loire-Atlantique confirmait un foyer d'influenza dans le sud du département, à une quinzaine de kilomètres du bassin de production de volailles Label rouge de Challans (Vendée).

Le 17 septembre, un autre foyer avait été confirmé dans un élevage de 36 000 volailles situé à Céré-la-Ronde, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Tours, a annoncé la préfecture d’Indre-et-Loire le 19 septembre. « L’abattage des animaux présents dans l’élevage a été réalisé dans les plus brefs délais », précisent les autorités. L’exploitation compte « 10 000 canards sur site, et 26 000 faisans et perdrix sur un site du Loir-et-Cher », précise le quotidien local La Nouvelle République. Les services de l’État ont instauré une zone de protection (3 km) et une zone de surveillance (10 km), dans lesquelles éleveurs et particuliers doivent mettre leurs volailles à l’abri. Les mouvements de volailles y sont par ailleurs interdits.

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Une centaine de cas en faune sauvage

Ces deux foyers confirmés en Indre-et-Loire et dans le Maine-et-Loire portent à quatorze le nombre de foyers en élevage depuis le retour de la maladie à la mi-mai. Les précédents cas ont été observés dans l’Ain, l’Ille-et-Vilaine, la Manche, la Meuse, le Morbihan, et la Somme, pour l’instant sans dissémination aux alentours. La Rue de Varenne comptabilise 97 cas en faune sauvage sur la même période. Fait nouveau cette année, l’épizootie ne s’est pas éteinte cet été, signe d’une probable endémisation de la maladie.

Un cas proche de la Loire-Atlantique, de la Mayenne et de l’Ille-et-Vilaine