Un arrêté paru au Journal officiel le 31 mai adapte les conditions du dépistage des palmipèdes prêts à gaver face à l’influenza aviaire, ouvrant la voie à une réduction de son coût pour les éleveurs. Ceux-ci doivent poursuivre, à leur charge, les prélèvements sur les canards destinés à quitter l’exploitation. L’analyse de ces prélèvements doit désormais suivre le protocole « défini par le laboratoire national de référence Influenza aviaire (Anses) », indique le texte. « La méthode de dépistage va pouvoir être adaptée par l’Anses, ce qui aura pour conséquence de réduire sensiblement le coût pour les producteurs (de l’ordre de -50 %) », explique-t-on à la CFA (aviculteurs, FNSEA).
Autre nouveauté : ces prélèvements devront être analysés dans un laboratoire « agréé tel que défini par l’arrêté du 18 janvier 2008 », ou dans un laboratoire « reconnu » par le ministère de l’Agriculture. Les éleveurs devront réaliser leurs prélèvements « moins de 13 jours avant le déplacement des palmipèdes prêts à gaver », contre 10 jours auparavant. « Ce délai est ramené à 10 jours en cas de passage à un niveau de risque modéré tel que défini par l’arrêté du 16 mars 2016 », indique toutefois l'arrêté paru le 31 mai. Ces prélèvements (autocontrôles) alimentent une étude de l’Anses « visant à identifier l’ensemble des souches d’influenza aviaire faiblement pathogène potentiellement présentes en élevage de palmipèdes prêts à gaver ». L’arrêté paru le 31 mai la prolonge d’un an, jusqu’au 31 mai 2021.
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Prélèvements à la charge des éleveurs