Dans un rapport adopté par la commission des affaires économiques le 5 avril, deux députés font une série de quarante préconisations pour améliorer la gestion de l’influenza aviaire, au premier rang desquelles le renforcement de la « concertation ». Comparant les crises d’influenza aviaire à celle du Covid-19 chez les humains, ils prônent la mise en place d’un « conseil scientifique », qui pourrait « éclairer au mieux la prise de décision publique ». Il inclurait des scientifiques spécialistes de biologie, d’épidémiologie, mais aussi de sciences sociales. Pour améliorer la concertation, ils proposent aussi d’associer davantage les associations de bien-être animal et les associations de consommateurs. À ce titre, ils s’étonnent du peu d’information faite en magasins sur les conséquences des mesures de biosécurité sur le respect des cahiers des charges (plein-air, labels…) Dans cette veine, ils proposent d’organiser des journées d’étude à l’Assemblée nationale, pour « avoir des discussions plus directes » et « organiser l’information du consommateur ».
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Globalement, les députés font le constat de l’échec de la politique de lutte : « de plus en plus stricts », les protocoles de sécurité n’ont pas pu endiguer l’épizootie. Et les services d’équarrissage ont parfois été « débordés ». À ce titre, ils proposent une série d’améliorations, qui incluent par exemple un renforcement des moyens alloués à l’Office de la biodiversité (OFB) pour l’observation de la faune sauvage. Favorables à la vaccination – qui n’est toutefois pas « la solution miracle » – ils s’interrogent sur le calendrier évoqué, qui prévoit un lancement de la vaccination en septembre. Trop ambitieux, selon eux. En matière d’indemnisation, les députés font un bilan plutôt favorable, quoique le dispositif aurait encore quelques « trous dans la raquette ».