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Influenza : entre filières et minoritaires, avis divergents

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Les interprofessions des volailles et la profession agricole ont salué le plan influenza présenté le 29 juillet, notamment son volet indemnisations. Les minoritaires sont vent debout.

Dans des communiqués distincts, les interprofessions des volailles de chair (Anvol), des œufs (CNPO) et du foie gras (Cifog) ont « salué » le plan influenza présenté par le ministre de l’Agriculture le 29 juillet. Un message relayé, dans leurs communiqués, par Chambres d’agriculture France et le syndicalisme majoritaire (FNSEA, son association spécialisée avicole CFA et les JA). Les filières avicoles se félicitent d’avoir obtenu l’allongement des indemnisations pour pertes économiques (vides sanitaires), tout en insistant sur le sort des élevages en zones indemnes (ZI), qui n’en bénéficieront pas. Anvol exhorte ainsi « les opérateurs de la filière et les collectivités » à les « accompagner ». Quant au Cifog, il demande aux opérateurs de « livrer ces producteurs [situés en ZI] en jeunes animaux ou en animaux prêts à engraisser », alors que l’influenza aviaire a provoqué une pénurie de canetons. La filière du foie gras appelle aussi l’État à « renforcer l’accompagnement financier des entreprises de l’aval ».

En contrepartie de l’amélioration des indemnisations, les interprofessions se sont engagées à réduire les densités. « Dans un premier temps », Anvol indique qu’elle va « œuvrer à améliorer son plan de surveillance et de détection », travailler sur la formation à la biosécurité et « établir des accords interprofessionnels pour diminuer la densité des élevages dans certaines zones, en particulier dans le Sud-Ouest (Adour) ».

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Conf’ et Modef dénoncent un « mépris à tous les étages »

De leur côté, la Confédération paysanne et le Modef rejettent les mesures du plan influenza, qui « ne sont qu’un tremplin pour une nouvelle épizootie majeure en même temps qu’elles signent la fin de l’élevage paysan de plein air », selon un communiqué commun. Et de dénoncer des dispositions « conçues par les opérateurs des filières longues » qui « répondent aux intérêts économiques de ces filières et passent complètement à côté de l’enjeu sanitaire ». Sur la méthode, la Conf’ et le Modef déplorent avoir été « écartés de ce processus », expliquant n’avoir « eu droit qu’à deux réunions en direct avec le cabinet du ministre », quand les interprofessions le rencontraient chaque semaine.

Symbole de ce « mépris à tous les étages », les propositions des syndicats sur le plein air ont été « balayées d’un revers de main », dénoncent-ils. Ils demandaient notamment des analyses de risque et des règles de biosécurité adaptées à chaque élevage, ainsi que la possibilité de mise à l’abri hors bâtiment. 

Des accords interprofessionnels pour réduire les densités