Le Cifog (interprofession du foie gras) a commencé à plancher, le 10 février, sur un nouveau cadre pour relancer la production après l’influenza aviaire. Avec quatre millions de volailles abattues, le bilan s’annonce proche de l’année dernière.
Alors que le dépeuplement s’achève dans le Sud-Ouest, la commission sanitaire du Cifog (interprofession du foie gras) s’est réunie le 10 février, afin « d’engager l’analyse collective » de l’épisode d’influenza aviaire qui se termine, et de « sécuriser le redémarrage des élevages ». Outre l’expérimentation du vaccin – annoncée il y a quelques semaines par les pouvoirs publics, et « qui ne serait qu’une des composantes de l’arsenal » –, plusieurs « axes de travail » ont été abordés, rapporte l’interprofession dans un communiqué le 14 février. Le premier est l’élaboration d’une « stratégie d’auto-détections à réaliser par les éleveurs » ; le deuxième est le « renforcement de la protection des sites éleveurs des animaux reproducteurs » afin de redémarrer plus rapidement. Troisième axe : améliorer l’observance des mesures de biosécurité « à tous les niveaux de la filière ». Et enfin « une analyse approfondie du nombre de lots présents pendant les périodes à haut risque sur des territoires particulièrement sensibles », avec en vue de « mieux raisonner » ce nombre.
Nouveaux foyers hors du Sud-Ouest
« Depuis le début de la crise, 2,4 millions de canards et 1,7 million de poulets auront été dépeuplés dans l’ensemble du grand Sud-Ouest », a indiqué le ministère de l’Agriculture à Agra Presse le 11 février. Le bilan de l’épisode 2021-2022 s’annonce donc aussi lourd que celui de l’année précédente, qui avait vu plus de 4 millions de volailles abattues (dont presque 2,6 millions de canards). Dans la zone de dépeuplement massif (qui couvre 226 communes du Gers, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques), « tous les canards ont été abattus, ainsi que toutes les cailles », précise la Rue de Varenne.
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Au 11 février, il restait « environ 140 000 poulets, qui sont à au plus trois semaine d’une sortie commerciale ». Dans les élevages situés à plus de 1 km d’un foyer, les gallinacés peuvent être menés au terme de leur cycle d’élevage et valorisés en alimentation humaine après un test négatif. Il restait également « 214 000 pondeuses pour lesquelles une possibilité de maintien en vie conditionné par un protocole strict de surveillance est en cours d’expertise ». Au dernier bilan, le 15 février, la France comptait 356 foyers, marquant une dynamique fortement ralentie. Toutefois, de nouveaux cas ont été confirmés en élevages et basses-cours hors du Sud-Ouest (Indre, Indre-et-Loire, Mayenne, Seine-Maritime), ce qui « indique une contamination encore importante de l’environnement », prévient la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale.