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Influenza : les pistes de la filière canards pour réduire le coût de la vaccination

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La filière canards a fait des propositions pour réduire le coût de la seconde campagne de vaccination contre l’influenza aviaire, qui démarrera en octobre, avec l’objectif d’un « maintien à 85 % de l’accompagnement de l’État ». Des pistes partagées par le Cicar (canards à rôtir) et le Cifog (canards gras), a appris Agra Presse le 7 juin. En cours d’expérimentation, la vaccination au couvoir (possible avec le vaccin de Ceva) permettrait de réduire les coûts de main-d’œuvre et les frais logistiques, en cas de livraison directement au couvoir, sur prescription vétérinaire, sans passer par le laboratoire. En revanche, le prix de la dose de vaccin sera « peut-être difficile à faire baisser », estime-t-on au Cicar. Concernant l’acte de vaccination, le Cicar souhaite « revenir à un marché concurrentiel », constatant que « la mise en place d’un forfait par l’État (pour sa prise en charge, NDLR) sur l’une des interventions avait totalement dérégulé (et augmenté) le coût de ces prestations ». Et « la supervision vétérinaire pourrait-elle être allégée ou simplifiée ? », se demande encore le Cicar.

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Autre levier : la surveillance – presque la moitié du coût total estimé à 100 M€ en première année. « Les prix de la surveillance active (prélèvements de routine, NDLR) sont beaucoup trop élevés par rapport au type d’analyses effectuées », affirme-t-on au Cicar. Les prélèvements sont analysés par des laboratoires « reconnus », et non « agréés », avec un coût qui « varie du double au triple ». Enfin, le Cifog, plaide pour une réduction du nombre d’analyses. Des arbitrages ministériels sont attendus à la mi-juin, alors que les professionnels et les pouvoirs publics négocient les modalités de la seconde campagne de vaccination.

« Les prix de la surveillance active sont beaucoup trop élevés »