La plateforme d’épidémiosurveillance animale Esa signale, dans son bulletin du 5 novembre, une « forte augmentation de l’incidence de foyers (d’influenza aviaire) de volailles en Hongrie » : au cours de la semaine passée, « 33 nouveaux foyers [y] ont été détectés en élevages de canards et oies », portant à 57 le nombre de cas en élevages de volailles depuis le premier foyer à la fin septembre 2024. L’épizootie se concentre dans le bassin de production avicole, où elle a atteint la semaine précédente une quinzaine d’élevages de canards de chair (d’après le portail de la Commission européenne Adis), ainsi que des élevages de poulets, d’oies et de dindes. La densité de production est importante dans les provinces touchées, selon l’ESA. Cette flambée d’influenza en Hongrie contraste avec la prévalence (cumul de cas) observée dans les autres pays européens. Le pays de l’UE le plus touché est la Pologne, avec dix cas, dont les trois derniers ont été déclarés les 26 et 27 octobre, « dans la même province », est-il précisé. La Bulgarie est relativement épargnée, avec trois foyers cumulés pour la saison 2024-2025, le dernier datant du 21 octobre. À l’échelle de l’UE, le bulletin du 5 octobre rapporte 109 déclarations (depuis le 1er août) en élevages de volailles.
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Des cas d’influenza aviaire hautement pathogène ont été détectés chez des volailles du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, les premiers en élevage depuis le début de la saison automnale, a annoncé le gouvernement britannique le 5 novembre. En conséquence, rappelle l’AFP, la Grande-Bretagne n’est plus considérée comme « indemne », seule l’Irlande du Nord conserve pour l’instant ce statut. Le gouvernement a décidé de relever le risque lié à la souche H5N5 de « moyen » à « élevé » pour les oiseaux sauvages, et de « très faible » à « faible » pour les élevages de volailles. La dernière détection de l’influenza aviaire hautement pathogène dans un élevage anglais remonte au 14 février 2024, selon le Defra.