Les aviculteurs ont jusqu’au 30 juin pour déposer sur le site de FranceAgriMer leur demande de solde pour les indemnisations couvrant les pertes économiques liées à l’influenza aviaire après la levée des restrictions sanitaires (dispositif « I3 »). Accordée exceptionnellement en 2022 « compte tenu des effets de l’influenza aviaire […] sur le maillon sélection-accouvage », cette enveloppe de 56 M€ « vise à compenser, en partie, les défauts d’approvisionnement majeurs », rappelle l’organisme public. Elle s’adresse aux éleveurs de volailles (y compris gaveurs ou en intégration) affectés par des zones réglementées mises en place « entre le 26 novembre 2021 et le 15 septembre 2022 inclus », et ayant repris leur production « au plus tard le 31 mars 2023 ». Comme le rappelle FranceAgriMer, « l’État prend en charge à hauteur de 50 % les pertes post-restrictions sanitaires, sur une durée cumulée maximale de 120 jours ». En 2021-2022, l’Hexagone a connu presque 1 400 foyers d’influenza aviaire en élevages, pour presque 22 millions de volailles abattues et une enveloppe d’indemnisations de 1,1 Md€.
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Par ailleurs, le dispositif I3 vise aussi à couvrir l’impact des « mesures prises au sein des zones à risque pour limiter les densités de volaille lors des périodes à risque épizootique élevé » (plan Adour). Dans ce cas, les producteurs seront indemnisés à 100 % « pour les jours de vide prolongé constatés sur la période du 16 septembre 2022 au 31 mars 2023 inclus ». Principale mesure du plan Adour : l’absence de tout palmipède dans les 68 communes les plus denses du Sud-Ouest (Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) entre le 15 décembre 2022 et le 15 janvier 2023.