Le 16 décembre, le nouveau commissaire à l’agriculture, le Polonais Janusz Wojciechowski, rencontrera le nouveau directeur général de la FAO, le Chinois Qu Dongyu. Les deux hommes ont pour point commun d’appartenir à des institutions intriguantes, car issues d’un scrutin indirect, où l’influence est difficile à évaluer.
Rappelons que l’influence de la Commission européenne comme celle de la direction générale de la FAO s’exerce de manière singulière, par leur capacité de proposition et d’initiative ; la réforme actuelle de la Pac, dont le premier jet revient à Bruxelles, en est un exemple récent. Le travail de Qu Dongyu paraît quant à lui trop peu étudié.
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Notons que le commissaire à l’agriculture comme le directeur général de la FAO sont désignés sur proposition de leur État membre d’origine. Et cette appartenance fait par la suite l’objet de toutes les conjectures. Cette nomination résulte d’ailleurs d’un équilibre politique qui semble pouvoir évoluer rapidement après leur nomination, au gré des alternances dans chaque pays et du contexte géopolitique.
Ainsi, comparer l’action de tel commissaire par rapport à son prédécesseur est, pour partie, une entreprise vaine. L’Irlandais Phil Hogan cède sa place au Polonais Janusz Wojciechowski en pleine levée de boucliers commerciale à l’international, et de renforcement des partis nationalistes en Europe. La comparaison de l’action des deux hommes sera, de fait, biaisée. L’influence, dans ces institutions, conserve une grande part de mystère.