Le ministère de l’Agriculture a lancé, en juillet, une enquête nationale visant à identifier des « corrélations entre des difficultés qui pourraient être observées en élevage et la présence d’antennes téléphoniques, d’installations électriques ou d’éoliennes ». Dans le détail, elle ne concerne que « les exploitations situées à moins de 2 km d’installations électriques », est-il précisé : « Antenne téléphonique, ligne à haute tension ou très haute tension, transformateur électrique, parc photovoltaïque ou éoliennes. » Selon France 3, l’enquête est réalisée dans le cadre d’une mission du CGAAER (ministère de l’Agriculture). À notre connaissance, aucune communication du ministère n’a été faite auprès de la presse agricole concernant l’existence de ce questionnaire, qui ne sera plus disponible à partir du 31 août. Interrogée par Libération, la Confédération paysanne demande que l’enquête soit « prolongée au-delà de fin août et mieux diffusée ». Dans un communiqué paru le 11 août, la Coordination rurale invite les éleveurs à « répondre massivement ». L’Association nationale des animaux sous tension (Anast) fédère depuis une trentaine d’années les éleveurs en conflit ; ces derniers demandent notamment davantage de transparence sur les activités des experts du Groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole (GPSE), créé en 1998 à l’initiative du ministère de l’Agriculture.
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En 2021, un rapport parlementaire avait conclu à l’absence de lien établi entre « champs électromagnétiques et troubles du comportement des animaux ». Mais ces litiges sont régulièrement portés devant la justice. Dernier épisode en date : il y a un an, le Conseil d’État avait annulé, pour une « erreur de droit » la décision du tribunal administratif de Clermont-Ferrand de suspendre temporairement une antenne relais soupçonnée de nuire à la santé d’un troupeau laitier en Haute-Loire.