Abonné

Instituts techniques : Sébastien Windsor, nouveau président de l’Acta

- - 5 min

Le conseil d’administration de l’Acta, l’association de coordination des instituts techniques agricoles, a élu à sa présidence Sébastien Windsor, qui est aussi président de Terres Inovia, (oléoprotéagineux). À ses côtés, au bureau, arrivent deux nouveaux présidents d’instituts techniques. Les instituts techniques agricoles sont en phase de requalification sous la tutelle de l’État.

Sébastien Windsor, 47 ans, a été élu le 14 novembre président de l’association de coordination des instituts techniques agricoles (ACTA). Il succède à Jacques Lemaître, président de l’institut du porc, qui était à ce poste depuis juin 2012. Le nouveau président de l’Acta est agriculteur en grandes cultures et en production porcine (engraissement) à Vieux-Manoir, à 20 km de Rouen. Il est président de Terres Inovia depuis juin 2016, président de la Chambre d’agriculture de Seine-Maritime depuis 2013 et vice-président de la Fédération des producteurs d’oléoprotéagineux (Fop) depuis 2016. Sa double casquette d’ingénieur (sorti de l’École des Mines de Nancy) et d’agriculteur « lui permet d’être le parfait trait d’union entre le monde agricole et celui de l’entreprise », a commenté l’Acta. Il est engagé pour la promotion de la recherche-développement (R & D) des filières, entre autres au sein de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et de la société numérique Api-Agro SAS, a ajouté l’Acta.

Deux nouveaux présidents d’instituts en 2017

Le conseil d’administration de l’Acta a élu aussi deux nouveaux membres à son bureau, qui sont de nouveaux présidents d’instituts : Bernard Angelras, président de l’institut de la vigne et du vin (IFV) depuis janvier, président de l’appellation Costières de Nîmes et président de la commission « environnement » de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Et Anne-Claire Vial, présidente d’Arvalis - Institut du Végétal depuis octobre. Elle est présidente de la Chambre d’agriculture de la Drôme. Diplômée de pharmacie, elle est aussi présidente du comité « recherche et développement de l’interprofession Intercéréales. Elle préside par ailleurs le think tank « Sol et Civilisations ». Ces deux nouveaux membres du bureau ont également été nommés vice-présidents de l’Acta.

Le troisième vice-président de l’Acta est Jean-Michel Schaeffer, 39 ans, agriculteur en polyculture-élevage (céréales, choux à choucroute, betterave, bovin viande, poulet label rouge d’Alsace) et président de l’Itavi (volailles) depuis décembre 2015. Président de la Confédération française de l’aviculture (CFA), il a été président du syndicat national des Jeunes Agriculteurs de 2010 à 2012.

Les instituts techniques passent leur oral

Les autres membres du bureau sont : Martial Marguet, secrétaire-trésorier de l’Acta, président de l’Idele (Institut de l’Élevage) ; Jacques Lemaitre, président de l’Ifip (Institut du porc) ; Alexandre Quillet, président de l’ITB (Institut technique de la betterave) depuis 2011, et Jacques Rouchaussé, président du Ctifl (fruits et légumes) depuis 2016.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Cette équipe est renouvelée au moment où les instituts techniques agricoles sont en phase de requalification, note-t-on à l’Acta. Les instituts techniques agricoles sont sous la tutelle de l’État. Les uns après les autres, ils « passent leur oral » devant le Comité d’orientation scientifique et technique (Cost) de l’Acta. Le Cost, qui est présidé par Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint de l’agriculture de l’Inra, donnera son avis sur chacun, qui sera transmis au ministère de l’Agriculture. Une communication aura lieu avant la fin de l’année sur le résultat de ces oraux.

Les solutions pour se passer du glyphosate testées sur plusieurs plateformes expérimentales inter-instituts

Acta : accélérer l’innovation sur le terrain, y compris sur le glyphosate

Animateur d’un réseau, l’Acta fédère les instituts techniques agricoles. Sa raison d’être « est de connecter les hommes et les savoirs pour accélérer l’innovation », rappelle l’Acta. Lors d’un point presse à l’issue de son élection, Sébastien Windsor a souligné ce rôle des instituts techniques de diffusion aux agriculteurs des connaissances théoriques de la recherche publique (Inra) et de la recherche privée. Un exemple de cette adaptation entre les connaissances et le terrain : 70 % des producteurs de colza ont semé 8 à 10 jours plus tôt cette année, pour éviter la pulvérisation d’un insecticide. Ainsi la plante se développe plus vite, et peut se défendre au moment de l’arrivée des insectes.

Parmi les actions que mènent les instituts techniques, l’Acta a donné l’exemple des pistes à approfondir pour remplacer le glyphosate : labour, déchaumage, robotique pour mieux cibler le broyage ou le désherbage. L’Acta a signalé que pour contourner le glyphosate, des travaux sont en cours d’expérimentation entre instituts sur plusieurs plateformes expérimentales. Les instituts y explorent « des systèmes de culture avec des combinaisons de cultures et techniques défavorables aux adventices, repousses et gérant différemment les couverts ».