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Énergies renouvelables Insuffisamment développées, reconnaît Nicolas Sarkozy

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Lançant le débat sur l’énergie au Parlement le 15 avril, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Économie, a relevé que les énergies renouvelables sont insuffisamment développées en France et que l’Hexagone doit rester dans la compétition européenne à ce sujet, relate le Syndicat des énergies renouvelables (Ser).

Nicolas Sarkozy « a rappelé que ces énergies sont un bien pour l’environnement et l’emploi ». Il a évoqué des pistes pour leur décollage, comme l’évolution de la fiscalité.

Les porte-parole des groupes politiques ont « tous souligné l’importance du développement des énergies renouvelables, et notamment l’UMP, au travers de son porte-parole sur le dossier, François-Michel Gonnot », qui a demandé la mise en place d’un plan national pour leur développement.

Au mieux, une stagnation en France

Aujourd’hui, la France « est en train de passer à côté de la révolution énergétique de ce débaut du 21 e siècle », souligne le Ser, avant de dresser un tableau peu réjouissant de la situation actuelle. L’hydroélectricité est menacée de régression. L’éolien, « contre lequel la machine administrative est en marche », est très loin de se développer au rythme nécessaire. L’électricité verte, comme le biogaz, est maintenue à des niveaux « ridiculement faibles ». Dans le domaine de la production de chaleur, les mécanismes de soutien sont « inadaptés à la croissance visée ». Le bois « ne connaît pas de mesure de soutien suffisante et sa consommation tend à décroître ». Enfin, dans le domaine des biocarburants, « il n’existe toujours pas de dispositif fiscal suffisant pour permettre une augmentation des investissements en ligne avec les objectifs de la directive du 8 mai 2003 », conclut le Ser.

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La consommation mondiale d'énergie devrait progresser de 54% d'ici 2025

La consommation mondiale d'énergie devrait augmenter de 54% entre 2001 et 2025, la croissance la plus rapide de la demande devant être observée en Asie, particulièrement l'Inde et la Chine, a estimé l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) le 14 avril. L'agence estime également que les prix du pétrole devraient peu baisser en 2004, étant donné le bas niveau des stocks, un bond de la demande asiatique et les incertitudes régionales découlant de la situation en Irak. Les prix devraient être plus modérés après 2004, puis augmenter lentement jusqu'en 2025. Les prix mondiaux devraient atteindre 27 dollars le baril, sur la base de la valeur du dollar en 2002, d'ici la fin de 2025 et 51 dollars sur une base nominale.

Le pétrole devrait rester la principale source d'énergie dans le monde, avec une progression annuelle de 1,9% de la demande jusqu'à 2025, quand elle devrait atteindre 121 millions de barils par jour contre 77 millions en 2002. La plus grande partie de la croissance de la demande devrait être observée aux Etats-Unis et dans les pays en développement asiatiques. Cette augmentation de la demande va requérir une hausse de la capacité de production de plus de 44 millions de barils par jour par rapport aux niveaux actuels, prévoit l'EIA.