L’interprofession française du chanvre (InterChanvre) a plaidé le 4 avril pour le maintien du taux maximum de THC, substance psychotrope, à 0,2 %, contrairement à l’Association européenne du chanvre industriel (EIHA) qui veut l’augmenter à 0,3 %. « L’augmentation du taux de THC mettrait en danger les nouveaux débouchés que la filière française commence à conquérir avec un taux à 0,2 %, notamment dans l’alimentation humaine, le bâtiment ou l’automobile… secteurs qui exigent des cahiers des charges très pointus », selon un communiqué. Au contraire, l'EIHA considère, dans un communiqué du 20 mars, que ce taux très bas de THC fixé depuis 1999 à 0,2 % – alors qu'il était de 0,3 % auparavant – restreint le nombre de variétés cultivables. Or, selon l’EIHA, aucune preuve n’a été avancée sur le fait que le passage du taux de 0,3 à 0,2% empêche la culture de cannabis psychoactif, raison qui avait justifié cette baisse. InterChanvre milite aussi pour "une dissociation entre chanvre industriel et chanvre pharmaceutique (cannabis)" à la fois au niveau "du nom et des produits". L'interprofession représente plus de 1 400 producteurs sur quelque 16 000 ha, et 6 industriels.
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