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Interfel dévoile ses attentes sur le plan souveraineté fruits et légumes

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À la veille d’une réunion avec le ministre de l’Agriculture sur le plan souveraineté fruits et légumes, le président d’Interfel Laurent Grandin a dévoilé les attentes de son interprofession. « Je pense que l’on va travailler sur deux axes principaux : le renouvellement des plantations de cycle long, et le soutien à la recherche », a-t-il indiqué dans un entretien à Agra Presse le 20 juillet. « Plusieurs scenarii » seront discutés afin d’élaborer « une stratégie de moyen/long terme » centrée sur l’adaptation au changement climatique et l’accès à l’eau. « L’enjeu est de trouver des variétés adaptées au climat, peut-être à une consommation moindre d’eau, et qui puissent peut-être se décaler par rapport aux périodes de gel qu’on a connues », a évoqué M. Grandin. D’après le président d’Interfel, il faudrait dès aujourd’hui multiplier par 2,5 le rythme de renouvellement du verger pour stabiliser la production française à horizon 2035, au vu de l’évolution climatique.

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M. Grandin estime qu’il faudra « réfléchir à l’utilisation de la mutagénèse » pour résoudre des problématiques de matériel végétal. « Clairement, il va falloir accélérer la robotisation » vu le manque structurel de main-d’œuvre, et « adapter » les vergers en conséquence, a-t-il ajouté. Il estime par ailleurs qu’il faut envisager « la multiplication des abris froids » pour protéger les cultures maraîchères des « risques primaires », et « peut-être réfléchir aussi à l’adaptation du modèle des serres par rapport à la question énergétique ». Sans avancer de chiffres précis, Laurent Grandin a indiqué qu’un tel plan « dans la durée » coûtera « plusieurs milliards d’euros ». « Il faut qu’on trouve les moyens de cette compétitivité qu’on l’on n’a pas encore trouvée, et qui est peut-être le talon d’Achille d’Egalim 1 et d’Egalim 2 », a-t-il conclu.

« Un tel plan […] coûtera plusieurs milliards d’euros »