L’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) associé à la Chambre d’agriculture hongroise (NAK) a annoncé le 21 mars le lancement de « European Fraîch Fantasy », une campagne de communication en France et en Hongrie visant à développer la consommation de fruits et légumes frais chez les enfants de 6 à 14 ans. Dotée d’un budget de 5 millions d’euros, dont 80 % financées par la Commission européenne, elle se déroulera dans les deux pays sur une durée de trois ans.
Le programme cherche notamment à créer « un monde imaginaire coloré qui permette aux enfants de rentrer dans l’univers des fruits et légumes », détaille Valérie Sene, directrice marketing et communication d’Interfel. Plusieurs activités sont prévues dans les deux pays, dont une fête des fruits et légumes frais partout en France du 15 au 24 juin 2018 ou un roadshow en Hongrie, des programmes courts à la télévision ou un jeu vidéo autour de deux mascottes Frutti & Veggi et de Végapolis, le nom du monde dans lequel ils évoluent. Le but est « de donner aux consommateurs l’envie de consommer et d’aller au-delà de l’intérêt pour la santé » en jouant sur les codes du conte, a confirmé Louis Orenga, directeur général d’Interfel.
Les deux organisations se donnent pour objectif d’augmenter la consommation de fruits et légumes frais de 3 à 4 % dans les ménages avec enfants, ces derniers étant « la part de la population qui achète le moins de fruits et légumes car leur consommation n’est pas suffisamment liée au plaisir mais davantage à une obligation ». Si la recommandation de consommation de F&L de l’OMS est de 400 grammes par jour et par personne, la consommation n’est en effet que de 321 g en France et 261 g en Hongrie. « En France ce sont seulement 6 % des enfants qui atteignent ces recommandations », a rappelé Louis Orenga.
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Les intérêts économiques ne sont évidemment pas absents du projet pour ces deux pays qui ont « des caractéristiques agricoles communes » au niveau des productions légumières et fruitières, comme l’a rappelé l’ambassadeur de Hongrie en France, Georges Karolyi. « Nous avons un potentiel de développement de la production hongroise de plus de 1,2 Mt », a d’ailleurs insisté le président de la chambre d’agriculture de Hongrie (NAK), rappelant que depuis le changement de régime politique au début des années 90 « la consommation de fruits et légumes n’a cessé de baisser ».
« Donner aux consommateurs l’envie de consommer et d’aller au-delà de l’intérêt pour la santé »
Objectif : augmenter la consommation de fruits et légumes frais de 3 à 4 % dans les ménages avec enfants