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Poisson/Investissement Intermarché investit dans son département mer

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Intermarché a investi 10 M EUR à Boulogne sur Mer pour réunir ses quatre sites sur un seul. Capitaine Houat (transformation) vise une production de 7 500 tonnes dans six ans, contre 4 500 actuellement. Une réflexion est en cours sur l’orientation du site de Lorient.

Après les Viviers de la Méloine (coquillages et crustacés) à Plougasnou (22), qui ont bénéficié de plus de 3 M EUR d’investissement, ce sont les activités boulonnaises (62) du département mer d’Intermarché qui ont profité d’une enveloppe conséquente. 10 M EUR ont en effet été investis dans un nouveau site (8,4 M EUR dans le bâtiment et 1,6 M EUR dans le process). D’une surface de 6 500 m2, il permet de réunir quatre sites en location dont la surface combinée atteignait 3 400 m2. Objectif : simplifier les conditions de travail et la logistique, mais aussi préparer l’avenir. Car le site Capitaine Houat de Boulogne, qui produit 4 500 tonnes de poisson frais par an entend augmenter les volumes de 3 000 tonnes d’ici à six ans. 11 000 tonnes sont commercialisées au total. « Aujourd’hui, Capitaine Houat, c’est 70 % de production et 30 % de négoce au global, explique Thierry Barbier, responsable du département mer d’Intermarché. Notre objectif est de faire passer cette proportion à 80-20. » Capitaine Houat prévoit un CA de 151 M EUR en 2010, avec 27 000 tonnes de produits finis commercialisés. A Lorient (siège), l’entreprise compte 200 personnes et produit 6 000 t de crevettes et 4 000 t de poisson. Un site a été ouvert à Concarneau en 2009 et produit 350 t. Le site Capitaine Houat de Boulogne sur Mer emploie 110 personnes. Le bâtiment accueille également 45 personnes de la Scamer (distribution), qui commercialise 9 000 t de produits par an.

Vers des produits plus élaborés
Le site de Boulogne produit du poisson frais à destination des rayons traditionnels et libre service du groupe. Il dispose d’une ligne de filetage manuel, de deux lignes semi-automatiques, d’une ligne automatique réservée au saumon (les filets sont levés par une machine et le désarêtage est mécanisé) et d’une ligne de conditionnement dédiée au libre service. 80 % des points de vente sont équipés d’un rayon traditionnel, signature des Mousquetaires, et 65 % d’un rayon libre service (LS). Dans les magasins équipés des deux rayons, le traditionnel pèse en moyenne 86 % des ventes. Aussi les Mousquetaires entendent-ils bien continuer à le développer. Ils devraient ainsi y lancer du poisson frais légèrement aromatisé. « Ce sera différent des produits marinés classiques, qui sont souvent décongelés et dont la marinade est souvent grasse », explique Fabrice Garcin, en charge du développement commercial du rayon poissonnerie. « Il faut repenser nos métiers en fonction de la consommation de demain. C’est dans cette optique que nous réfléchissons notamment à l’avenir du site de Lorient, avec des produits plus élaborés », indique Thierry Barbier.

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