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Intermarché soutient à nouveau l’accord Bel-APBO pour mieux rémunérer les éleveurs

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Les enseignes Intermarché et Netto vont promouvoir les produits Bel confectionnés à partir de lait acheté à un prix supérieur à celui du marché, permettant d’améliorer le revenu des éleveurs. Le distributeur et le transformateur incitent leurs concurrents à nouer des accords du même type.

Intermarché et Netto ont décidé de reconduire, pour la deuxième année consécutive, leur soutien à l’accord signé entre Bel et l’APBO (producteur laitiers Bel de l’Ouest) le 5 novembre, permettant de garantir un prix minimum d’achat du lait à de 371 euros / 1000 L, auquel s’ajoutera la valorisation de la qualité réelle du lait en matières grasses et protéiques. Bel et l’APBO s’étaient déjà mis d’accord sur ce prix l’année dernière. Résultat : le prix effectivement payé par Bel aux producteurs de l’APBO s’est élevé à 395 euros / 1000 L au cours de la période septembre 2018 à septembre 2019. C’est « 11% au-dessus du prix moyen du lait conventionnel français (moyenne nationale France Agrimer septembre 2018-août 2019 – hors AOP/IGP/Bio) » sachant que l’ensemble de ces prix "s’entendent toutes primes comprises, toutes qualités confondues à matière grasse et protéique réelles », explique le communiqué diffusé le 18 novembre par l’APBO, Bel, Intermarché et Netto. En contrepartie, les éleveurs s’engagent pour améliorer leurs pratiques, agir en faveur du bien-être animal et diminuer leur impact environnemental.

Un surcoût de 15 millions par an pour Bel

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Au cours d’une présentation le 18 novembre à Paris, Béatrice de Norey, directrice générale de Bel France, a indiqué que « 100% du plan d’affaires de Bel auprès d’Intermarché et Netto est concerné par l’accord ». Les volumes couverts par l’accord correspondent à 400 millions de litres par an produits par les éleveurs de l’APBO. Pour Bel, c’est un effort financier puisque l’accord se traduit par « un investissement de 15 millions d’euros par an » sur la base des deux années passées (le premier accord Bel-APBO a été signé fin 2017 pour l’année 2018), selon Antoine Antoine Fiévet, président de Bel.

Sans donner plus de détails sur la négociation commerciale conclue, le président d’Intermarché Thierry Cotillard a signalé qu’il achetait les produits Bel plus cher que l'année dernière, et que les volumes achetés étaient en progression de 5 points par rapport à l'année précédente. Selon le distributeur, une partie des consommateurs est prêt à payer plus cher des produits qui garantissent un revenu supérieur aux agriculteurs. « Cet accord correspond à l’esprit des Etat généraux de l’alimentation en permettant d’améliorer la rémunération des éleveurs », a-t-il rappelé, invitant avec Antoine Fiévet les autres transformateurs et producteurs à aller dans la même direction.