Le ministre de l’Agriculture le confirme, toutes les interprofessions s’y attendent : le commerce extérieur agricole et agroalimentaire français ne sera pas bon cette année. Les exportations de blé tendre seront en retrait, celles de viande, sauf exception, plafonnent ou se réduisent, les ventes à l’étranger de marchés laitiers ne sont pas au top non plus, ni les ventes de vins. Il y a plusieurs explications : les productions nationales sont en retrait, nos concurrents européens sont plus pugnaces, les marchés étrangers sont moins demandeurs. Et peut-être, surtout, les industriels de l’agroalimentaire ont fort à faire pour résister à la pression des grandes surfaces de distribution, ce qui ne leur laisse pas beaucoup de capacités d’investissement pour s’implanter à l’étranger.

Cette situation a des conséquences dommageables. Moins exporter c’est perdre des opportunités et des marchés pour demain ; moins exporter signifie replier l’offre française sur nos marchés nationaux, faire pression à la baisse des prix pour les agriculteurs qui sont les fournisseurs des industries agroalimentaires.

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Le Sial, salon international de l’industrie agroalimentaire qui se tient du 16 au 20 octobre au parc des expositions de Villepinte, devrait être l’occasion de faire une analyse lucide de nos filières et de leur capacité à exporter. Dans le même esprit, l’agence Agra organise sa rencontre Agrofinance entre industriels et financiers sur le thème de « L’impératif du développement international », le 22 novembre à Paris. Une occasion de connaître les stratégies et besoins d’entreprises importantes du secteur. Exporter, s’implanter à l’étranger : l’enjeu de l’internationalisation concerne tous les maillons des filières. Le revenu des agriculteurs en dépend comme la santé économique du pays tout entier.