Membre du CEES au titre de « personnalité qualifiée désignée en raison de ses compétences juridiques », Marie-Angèle Hermitte, directrice de recherche au CNRS, fait partie de ceux en désaccord avec l’avis du HCB. Pour elle, il n’est pas certain que la « mise en sommeil des divergences dont a su faire preuve le CEES » repose « uniquement sur une volonté de compromis ». Il ne s’agit pas tant pour les protagonistes « de trouver les moyens du vivre ensemble que sous-tend le concept de coexistence, que d’y puiser les moyens de rendre difficile voir impossible la survie de l’autre ». Selon Marie-Angèle Hermitte, il serait « nécessaire d’interpréter toutes les contraintes de la manière la plus souple et la plus tolérante possible » pour permettre la coexistence. Celle-ci va imposer à chacun « une tolérance face au flux de gènes d’un côté, aux contraintes imposées par leur limitation de l’autre ». Et dans cette optique, contraintes et coûts devront être partagés.
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