Intersud qui fédère les quatre interprofessions du Languedoc Roussillon (CIVL, CIVR, InterOc, Anivit régionale), a vu le jour le 30 juin 2006. Son objectif : attaquer les marchés extérieurs avec la marque ombrelle Sud de France (South of France). Intersud a dévoilé récemment son plan stratégique à 10 ans.
«Aujourd’hui, le Languedoc-Roussillon compte quatre interprofessions. Intersud va se substituer à elles pour certaines missions et à terme, il ne devrait rester qu’Intersud. Le Languedoc Roussillon devait se doter d’une interprofession de bassin », a commenté Bernard Devic, président de la structure.
Lors du salon Vinexpo (Bordeaux), les responsables d’Intersud ont présenté leur plan stratégique à 10 ans pour développer les ventes (France et exportation), à partir des analyses des cabinets spécialisés Ernest & Young, Sopexa USA et Wine Intelligence. Intersud veut s’appuyer sur les nombreux atouts des vins de la région : volumes importants, prix compétitifs et grande diversité de produits (vins rouges, blancs et rosés, de cépage, vins effervescents, vins doux naturels…). Et capitaliser sur l’image du Sud, un « art de vivre méditerranéen ».
Un autre atout est l’aide de la région qui a permis, grâce à un financement à 50 %, un budget de 10 millions d’euros en 2007 et devrait aboutir à un budget de 12 à 13 millions d’euros en 2008.
« Le budget 2008 de toute la région sera construit par Intersud », a expliqué Bernard Devic.
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Accroître la communication
Les objectifs de vente en volume sont de passer de 2,2 Mhl en 2006 à 4,7 Mhl en 2017 sur les marchés export et de 1,5 Mhl en 2006 à 2,7 Mhl en 2017 (vins à plus de 2 euros la bouteille). En valeur, l’objectif est de passer de 950 M euros en 2006 à 2, 5 Mds d’euros en 2017 sur les marchés extérieurs et de 700 M euros en 2006 en France à 2 Mds d’euros en 2017.
Pour cela, des campagnes doivent permettre de faire connaître la marque et d’améliorer l’image des vins du Sud. Un budget de 5,5 M euros/an y sera consacré dont 40% serviront à la communication. Les pays cibles seront les Etats-Unis et le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Bénélux, le Japon.
Le président d’Intersud ne cache pas non plus que, face à la mondialisation de l’offre, la région sera amenée à suivre une tendance lourde : élaborer des vins avec des technologies modernes. Il anticipe de nombreux départs en retraite.
« Il y a 40 000 viticulteurs aujourd’hui dans la région. Je pense qu’il en restera 10 000 au maximum en 2012 », a t-il annoncé.