Abonné

édito Investissement

- - 2 min

« La clef, c'est l'investissement ! », affirmait François Hollande lors de sa conférence de presse du 18 septembre. La clef pour redresser le pays et le rendre compétitif. Force est de constater que les éleveurs, et principalement les producteurs de lait, ont devancé cet appel. Entre 20% et 30% de hausse de leurs investissements, c'est considérable. Peu de profession, peu de catégories d'entreprises peuvent se targuer, sans doute, d'un tel dynamisme. Et c'est une progression au sein d'un secteur économique plus soumis que jamais à l'incertitude, à la volatilité, au risque des marchés mondiaux.

Cela signifie que les éleveurs y croient. Et en particulier dans les régions déjà les plus impliquées dans la production. Evidemment, cela implique une tendance à la concentration qui se poursuivra, voire s'accélérera. Ce n'est pas nouveau. Il y a ceux qui investissent et les autres, ceux qui décrochent, changent de métier, ceux qui partent en retraite en cédant leur exploitation à ceux qui veulent investir.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L'Etat se doit de soutenir cette population d'agriculteurs qui ont confiance dans leur avenir. Derrière la position de Stéphane Le Foll concernant la ferme des 1000 vaches, il y avait, en cas de blocage trop radical, le risque de donner un signal négatif à l'investissement en élevage. Cette ferme, devenue la ferme des 500 vaches, où il n'y en a encore que 150, mérite sans doute que l'expérience soit tentée. D'autant que rien ne prouve qu'elle nuise plus à l'environnement que plusieurs petites fermes de taille globale équivalente. Sans doute, le grand public ou certains militants peuvent estimer que cela ne correspond pas à un modèle français supposé. Mais, si on interdit à un tel secteur d'investir en quête d'économies d'échelle, autant fermer nos frontières.