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Stratégie InVivo cherche à gagner une place d’opérateur agro-environnemental

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Parce que la société augmente ses exigences vis-à-vis du monde agricole, le groupe InVivo souhaite se positionner comme un opérateur agro-environnemental à part entière. Un moyen positif de véhiculer des idées et de faire en sorte que la préservation de l’environnement n’empêche pas la production.

Agir concrètement pour pouvoir mieux faire entendre ses arguments : voilà en quelque sorte la stratégie d’InVivo face aux pressions environnementales croissantes qu’exerce la société sur le monde agricole. « Nous croyons beaucoup à la responsabilisation des agriculteurs pour qu’ils prennent les bonnes décisions », a indiqué Jérémy Macklin, directeur général adjoint du groupe en charge de l’agrofourniture, en conférence de presse à Paris le 17 février. Mais « la préservation, voire l’amélioration, de la productivité nous est très chère », a également rappelé le responsable. Une façon d’être écouté : se positionner comme un opérateur agro-environnemental reconnu. Dans cette optique, le groupe a postulé aux appels d’offres concernant le diagnostic des captages prioritaires définis dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.

InVivo en charge des diagnostics sur deux bassins de captage prioritaire
« Nous sommes relativement fiers : nous venons de gagner les diagnostics sur deux bassins », a expliqué Bernard Raynaud, directeur division agriculture durable et développement. L’un se situe dans l’Oise, l’autre dans les Deux-Sèvres. Pour ce faire, « nous avons acquis les compétences d’un hydrogéologue », a expliqué le responsable. Le groupe ne compte pas s’arrêter là. Aux côtés des coopératives locales partenaires sur le projet, il souhaite pouvoir porter les plans d’action qui seront signés en 2013 par les préfets. Car « nous voulons organiser l’agriculture afin qu’elle réponde aux besoins de la société sans que cela atteigne les capacités de productions locales », a résumé Bernard Raynaud. Toujours dans cette logique, InVivo veut également accompagner les coopératives dans l’objectif de réduction des phytos fixé par le plan Ecophyto 2018. Ce qui signifie « apporter de nouvelles solutions aux conseillers » pour leur permettre de faire face à « un nouveau contexte de conseil », a précisé Thierry Darbin, responsable du département services d’InVivo.

Une nouvelle forme de conseil plus globale
L’idée consiste à les « doter d’un ensemble de travail complet », s’appuyant notamment sur le logiciel Phytnès, un outil pédagogique développé depuis deux campagnes pour dialoguer avec l’agriculteur sur ses pratiques. Aujourd’hui, une dizaine de coops l’utilisent. De nouveaux modules devraient lui être adjoints prochainement. Pour l’instant, même si les OS proposent des services payants à leurs adhérents lorsqu’il s’agit d’outils d’aide à la décision, cette nouvelle forme de conseil plus globale n’est pas rémunérée. Mais il s’agit aussi de « fidéliser les exploitations agricoles », a souligné Thierry Darbin. Pour Bernard Pons, sous-directeur responsable du département agronomique d’InVivo, il faut imaginer dans le futur une rémunération plus importante pour l’agriculteur capable de produire une eau plus pure que son voisin sur son exploitation. « C’est vers cela qu’il faut aller, a-t-il estimé. Il y a une obligation de se positionner sur ce marché ».

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