La présidente de la FNSEA Christiane Lambert a parlé le 10 juillet avec Nicolas Hulot d’un « package agriculture et changement climatique », insistant pour « sortir du tabou » sur l’irrigation. « Il faut sortir du tabou qui entoure l’irrigation en France », a-t-elle déclaré à sa sortie du ministère de la Transition écologique. Et d’expliquer que seulement 5 % de l’eau de pluie est stockée contre 21 % en Espagne. « Nous voulons nous aussi nous adapter mieux et plus vite au changement climatique », a-t-elle insisté. Depuis 2006, les projets de retenue d’eau ne peuvent aboutir à cause de blocages, selon la FNSEA.
Nicolas Hulot a paru « attentif » au problème, d’autres rencontres ayant été convenues avec le syndicat sur les freins techniques, politiques et les besoins financiers. Le stockage de l’eau fait partie du « package agriculture et changement climatique » abordé lors de l’entrevue avec Christiane Lambert. Il figure dans le volet « prévention » avec la lutte contre le gel, qui nécessite d’« investir dans les exploitations », selon la présidente de la FNSEA. Quant au volet « réparation », l’enjeu est d'« être accompagnés pour mieux assurer » les cultures, a expliqué Christiane Lambert.
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Son collègue Éric Thirouin, répondant avec elle à la presse, a fait un point sur la simplification administrative. « Le vrai frein aujourd’hui, sur la création de stockage de l’eau, est purement administratif », a-t-il dit. C’est « 10 ans de procédure », sachant qu’en parallèle « la réglementation change au moins 2 ou 3 fois ». Une situation en « décalage » avec la loi sur l’eau, dont les orientations sont d’après lui favorables au stockage de l’eau, tant celle du robinet que pour l’étiage ou l’irrigation.