Les ambassadeurs des États membres ont arrêté, le 16 mars, leur position sur le règlement européen établissant des critères minimaux de qualité pour la réutilisation des eaux urbaines résiduaires aux fins de l’irrigation agricole qui avait fait l’objet d’un accord interinstitutionnel au mois de décembre (1). Deux États membres s’y sont opposés, la Grèce et la Slovaquie. Dans une déclaration, la Grèce, qui a une législation plus stricte, se réserve le droit d’aller plus loin car, selon elle, la dilution de l’eau recyclée ne doit pas être considérée en soi comme une option de traitement de l’eau permettant aux exploitants du secteur alimentaire ou aux agriculteurs de l’utiliser comme étant de qualité supérieure. La Slovaquie, quant à elle, considère que la santé du consommateur final n’est pas suffisamment prise en compte, du fait de l’absence d’étiquetage obligatoire des produits agroalimentaires concernés et de la non-inclusion d’un paramètre sur les salmonelles. La Commission, pour sa part, a assuré qu’elle veillerait à traiter la question des microplastiques de manière transversale, celle-ci ne se limitant pas aux eaux récupérées.
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(1) Voir n° 3720 du 09/12/2019