Dans une question écrite adressée au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau le 19 décembre, le député Léo Walter (LFI) alerte sur la situation « préoccupante » des associations syndicales autorisées en hydraulique agricole (ASA) d’irrigation et d’assainissement, confrontées à l’augmentation des prix de l’électricité. Au nombre de 1149, elles gèrent les réseaux d’irrigation de plus de 35 000 exploitations agricoles et sont reconnues d’utilité publique. Or, elles sont « très dépendantes » des variations des prix de l’électricité, en particulier celles qui ne peuvent utiliser d’irrigation en gravitaire, selon la question écrite du député LFI. Face à la « flambée des prix », M. Walter estime que le bouclier tarifaire « n’est pas suffisant », alors que dans le même temps « les exploitants ne peuvent répercuter l’augmentation des coûts de production dans leur prix de vente du m3 d’eau aux agriculteurs adhérents ».
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La délégation par certaines ASA de leur pouvoir de négociation pour l’approvisionnement de leurs stations de pompage à l’UGAP (centrale d’achats publique) prévoyait pourtant de leur garantir « les meilleurs prix, optimisés et fixes ». Reste qu’après une augmentation de leurs tarifs de 30 % en 2022, « leur fournisseur attitré par l’UGAP a informé [les ASA Ndlr] d’un doublement probable des prix », s’étonne M. Walter. Le député LFI demande non seulement une explication sur cette politique de prix, mais insiste également sur « la nécessité de mettre en place des règles pluriannuelles claires et transparentes, avec des tarifs adaptés aux spécificités de la consommation des ASA ». Par ailleurs, il souhaite que « les disparités géographiques et les variations en besoins de pompage » soient prises en compte « afin d’aplanir les inégalités entre ASA ».