Alors que la viande in vitro doit encore faire face à des coûts de production élevés, la start-up israélienne BioBetter a annoncé le 29 mars avoir mis au point une nouvelle méthode de culture plus économique à partir de plants de tabac. Pour se multiplier, les cellules ont besoin d’acides aminés, de nutriments et de facteurs de croissance. Jusque-là, ces derniers venaient de sérum fœtal bovin prélevé en abattoir, ce qui entraîne un surcoût important et limite le passage à l’échelle de production. La cofondatrice de BioBetter Dana Yarden estime que les facteurs de croissance et le milieu de culture cellulaire peuvent représenter « 55 % à 95 % du coût marginal de la production d’aliments in vitro ». La société utilise les plants de tabac comme bioréacteurs naturels pour créer les facteurs de croissance nécessaires à la culture de viande in vitro. Selon la start-up fondée en 2015, cela lui permet de produire un facteur de croissance pour « moins de 1$ (0,91 €) le gramme » et ouvre la porte à « une large production in vitro commercialement viable ». Cette innovation aurait des applications dans les industries de la foodtech et de la cosmétique, mais aussi en pharmacie.
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