Jean-Michel Lemétayer a rencontré le Premier ministre le 15 mai, sur les principaux sujets d’actualité, comme les OGM, l’OMC, les biocarburants, et surtout la Loi de modernisation de l’économie (LME). Sur ce sujet, le président de la FNSEA a tenu particulièrement à sensibiliser François Fillon sur les craintes de la profession.
Un des objectifs principaux de cette rencontre a été de « sensibiliser François Fillon sur nos craintes quant à la LME », explique Jean-Michel Lemétayer. L’actualité est en effet brûlante sur ce sujet d’importance. La profession agricole attend de voir figurer des amendements défendant davantage les PME et les producteurs.
LME : inscrire les engagements des distributeurs vis-à-vis des fournisseurs
Elle souhaite que ces amendements fassent référence à des engagements des distributeurs vis-à-vis de leurs fournisseurs, à indiquer clairement les services qu’ils rendent aux fournisseurs. Cela afin que les baisses de tarifs que les distributeurs voudront obtenir de leurs fournisseurs correspondent à de véritables services et non au seul rapport de force entre une grande enseigne et un producteur.
« Nous attendons le débat de la commission des affaires économiques de l’Assemblée la semaine prochaine », a déclaré Jean-Michel Lemétayer à l’issue de son entrevue. « Nous ne lâcherons pas la pression sur les parlementaires. Si nous ne sommes pas entendus, nous nous manifesterons sous d’autres formes », a ajouté le leader syndical.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
OMC : attention aux pièges
L’entretien a porté bien évidemment sur les OGM, à l’actualité toujours imprévisible (voir en rubrique « leaders »). Le président de la FNSEA a aussi attiré l’attention du Premier ministre sur les risques de pièges pour la France dans la négociation à l’OMC. En effet, la tentation peut être grande pour les adversaires de l’Europe de mettre Paris en difficulté sur le volet agricole de l’OMC, à un moment où la France présidera l’UE, a évoqué Jean-Michel Lemétayer. « Il faudra que le gouvernement fasse preuve d’une grande vigilance dans la négociation », a-t-il souligné.
Enfin, sur la question des biocarburants, la profession agricole souhaite que les arbitrages sur l’avantage fiscal « ne soient pas décidés en dernière minute », mais en amont de la discussion sur la loi de finances, pour éviter les « marchandages », car cette question concerne aussi bien l’Agriculture, que le ministère de l’Ecologie et Bercy. Les milieux agricoles sont en alerte sur d’éventuelles restrictions de l’avantage fiscal dont bénéficient les biocarburants.