La cour d’appel de Chambéry a confirmé que l’investisseur belge Albert Frère était bien le propriétaire à 100% du groupe fromager Entremont, ce qui était contesté par l’ancien p.-d.g. du groupe, Jacques Entremont.
En 2003, les difficultés financières rencontrées par le groupe l’avaient contraint à ne pas verser la part de dividendes qui revenaient à sa holding de contrôle FEM, celle-ci se trouvant ainsi dans l’impossibilité d’honorer des remboursement d’emprunts bancaires liés à l’acquisition d’Entremont.
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Pour résoudre ce problème, une augmentation de capital social d’Entremont était décidée, ce qui impliquait que les deux actionnaires, M. Frère (75%) et M. Entremont (25%) abandonnent leur participation dans le groupe et que les compteurs soient remis à zéro. L’investisseur belge était alors le seul à souscrire à l’augmentation de capital, fin 2004, ce qui lui donnait le contrôle à 100% de la société. Jacques Entremont a contesté le bien-fondé de cette opération devant la chambre commerciale du tribunal de grande instance d’Annecy, qui lui a donné tort le 18 janvier 2005. Cette décision vient d’être confirmée par la cour d’appel de Chambéry.
Entremont a fusionné depuis avec le groupe coopératif agroalimentaire Unicopa au sein d’Entremont Alliance, détenue à 63,5% par Albert Frère et à 36,5% par Unicopa.