Spécialiste du vrac liquide alimentaire et non alimentaire, Jean Bouteille fournit et équipe plus de 500 magasins en France et à l’étranger. En 2019, la PME lilloise va doubler le nombre de ses références et prévoit 3 M€ de chiffre d’affaires (+50 %).
Spécialiste du vrac liquide alimentaire et non alimentaire, Jean Bouteille fournit et équipe plus de 500 magasins en France et à l’étranger. En 2019, la PME lilloise va doubler le nombre de ses références et prévoit 3 M€ de chiffre d’affaires (+50 %).
Alors que Terracycle, spécialiste américain du recyclage, annonce le lancement de la consigne pour les emballages de produits de 25 des plus grands groupes alimentaires et non alimentaires, la PME Jean Bouteille (20 salariés), spécialiste du vrac liquide, poursuit son expansion. Créée à Lille en 2014 par Gérard Bellet, elle fait figure de pionnière de l’économie circulaire appliquée aux produits liquides de consommation courante en rénovant la consigne qui avait quasiment disparu en France. "Nous avons débuté avec l’huile, le vinaigre et le vin grâce au soutien de Saveurs et Saisons, adhérent du réseau Biocoop à Villeneuve-d’Ascq qui y a tout de suite cru. Puis nous avons progressivement enrichi notre offre alimentaire avec la sauce soja, la sauce tamari, le sirop d’érable et d’agave, les spiritueux, et non alimentaire avec l'entretien de la maison et les soins de la personne, tout en étendant nos réseaux de distribution", rappelle-t-il.
Bientôt 60 références
Pour s’imposer, Jean Bouteille a mis au point des fontaines de distribution pour ses produits (en location à 30 euros/mois/produit ou à l’achat à 1 000 euros la fontaine) et des laveuses pour les bouteilles consignées (2 euros par bouteille). Et elle a constamment enrichi son sourcing pour proposer aujourd’hui une trentaine de références, dont une vingtaine dans le domaine alimentaire.
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Après deux premiers exercices de rodage, la PME, lauréate de plusieurs prix, n’a cessé de se développer pour compter aujourd’hui plus de 500 points de vente partenaires en France et à l’étranger (40 en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg et au Danemark), avec des enseignes spécialisées (Biocoop), conventionnelles (Franprix) et nombre d’indépendants militants du vrac. Résultat, de 500 000 euros en 2016 son chiffre d’affaires est passé à 2 millions d'euros l’an dernier, Gérard Bellet annonçant 3 millions d'euros en 2019.
Soutenu notamment par une levée de fonds de 500 000 euros en juin dernier, dont 200 000 euros en augmentation de capital, Gérard Bellet (toujours actionnaire majoritaire aux côtés d’un cadre, d’un distributeur, de fournisseurs et de producteurs) prévoit de doubler le nombre de références produites avec notamment des huiles et vinaigres de spécialité, du miel, du jus de fruit, du lait, de la bière et de nouveaux spiritueux. Tout en développant des partenariats exclusifs avec des marques pour créer des fontaines à leur logo, comme c’est déjà le cas avec les huiles Bio Planète.
"Après plusieurs mois de R & D, nous avons mis au point une fontaine pour les bières testée depuis deux mois dans la cave lyonnaise, la Plante du loup. Le 1er mars, débutera une campagne de crowfunding sur Kisskissbankbank pour en commercialiser d’autres en B to B", annonce Gérard Bellet. De même, de nouvelles fontaines seront lancées cette année pour le lait et les jus de fruits qui posent des problèmes de conservation et de distribution spécifiques.
ean Bouteille est pionnier de l’économie circulaire appliquée aux produits liquides de consommation courante