Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a présenté une communication relative à la gestion de la rareté de l’eau lors de conseil des ministres du 26 mars. Il estime « nécessaire de développer une gestion dynamique et économe de la ressource en eau ». Par ailleurs, « le comité opérationnel de mise en œuvre des propositions du Grenelle de l’environnement élabore actuellement des actions complémentaires pour une meilleure gestion de la ressource en eau », a conclu le ministre d’Etat.
Le début de l’hiver 2007-2008 est le plus sec des quatre dernières années : le cumul de pluviométrie depuis le 1 er septembre 2007 est déficitaire sur la quasi-totalité du territoire métropolitain, le déficit atteignant 75 % dans certains départements du sud de la France. Face à ce constat, « l’analyse de la gestion de la ressource sur les dernières années a montré que le recours à des mesures de restriction au coup par coup chaque année n’est pas satisfaisant », a souligné le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, lors d’une communication au conseil des ministres du 26 mars. « Ces restrictions provoquent des pertes économiques pour les agriculteurs et les industriels, affectent l’image des collectivités territoriales et entraînent des nuisances pour les particuliers et l’environnement. Il est donc nécessaire de développer une gestion dynamique et économe de la ressource en eau », poursuit le ministre. Ce dernier a réuni le « comité sécheresse », qui comprend des experts et des représentants des usagers et des administrations, afin d’apprécier les conditions de mise en œuvre du plan interministériel de gestion de la rareté de l’eau de 2005.
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Des gestes simples d’économie
Par ailleurs, le comité opérationnel de mise en œuvre des propositions du Grenelle de l’environnement élabore actuellement des actions complémentaires pour une meilleure gestion de la ressource en eau, a-t-il indiqué. « Chacun peut, à son niveau, participer à cette “bataille de l’eau” grâce à des gestes simples d’économie », a-t-il lancé avant de donner quelques pistes. Certaines concernent plus particulièrement l’agriculture. « Les exploitants agricoles peuvent réduire de plusieurs centaines de millions de mètres cubes leur consommation d’eau en optimisant l’irrigation et en choisissant des cultures moins consommatrices », est-il rappelé. Quant aux collectivités territoriales, elles peuvent économiser 700 millions de mètres cubes d’eau en ramenant de 25 % à 10 % les fuites des réseaux de distribution et en réutilisant les eaux traitées dans les espaces verts.