«Nous avons encore besoin d'un accord » à l'OMC, a insisté Jean-Luc Demarty, le directeur général de l'agriculture à la Commission européenne, lors d'une conférence agricole le 6 janvier à Oxford. Selon lui, l'annulation de la réunion ministérielle envisagée en décembre à Genève est d'autant plus « regrettable » pour l'UE que, dans le domaine agricole, ses « intérêts offensifs et défensifs »étaient bien pris en compte dans le projet de compromis révisé.
La réforme de la Pac de 2003 restant la « contribution majeure » de l'UE au cycle de Doha pour le chapitre agricole, il est dans son intérêt de pouvoir encore « faire le meilleur usage de ce capital de négociation », a également fait valoir M. Demarty.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le haut fonctionnaire européen a enfin souligné que ce qui est en jeu dans les pourparlers de Genève, c'est aussi l'imposition de « disciplines » au Farm Bill américain. « Le statu quo signifierait que les Etats-Unis pourraient dépenser plus de 20 milliards de dollars de subventions internes qui faussent la concurrence », avec des conséquences sur les prix mondiaux qui affecteraient l'UE, a-t-il expliqué.