« La destruction d’essais OGM est de l’obscurantisme », même si chacun est libre de ses positions, lance Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Ce dernier persiste et signe. « Ce que je dis est dans le droit fil de mes déclarations » faisant suite aux destructions de l’essai OGM de Marsat le 14 août où les agriculteurs du Puy-de-Dôme étaient venus défendre, sans succès, les essais de recherche de Biogemma. Sans méconnaître les précautions à prendre en la matière, les expérimentations sont aujourd’hui indispensables, explique-t-il, « d’autant que certaines concernent des travaux financés sur fonds publics et professionnels réalisés par nos propres outils coopératifs que sont Limagrain et Biogemma». En clair, ces recherches représentent « beaucoup d’argent ».
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Et « l’argent des coopérateurs, c’est aussi notre argent», résume-t-il. Pour le leader syndical, le rassemblement de soutien à la recherche dans le Puy-de-Dôme n’engage pas le débat sur la production d’OGM. « Le dossier des biotechnologies est important, ajoute Jean-Michel Lemétayer. Il ne faut l’ignorer ni dans l’agriculture ni dans l’agroalimentaire ». « Il faut être prudent par rapport au progrès mais ne pas le refuser », conclut le président de la FNSEA.