Jean-Philippe Girard, le président de l'Ania n'a pas apprécié d'être pris à parti par Michel-Edouard Leclerc dans une interview accordée à LSA dans son édition du 26 mai 2016. « Cher Michel, « Caricatural », « lamentable », « dangereux » et « obscène » : vous avez choisi des termes forts pour me qualifier, et à travers moi, les 16 200 entreprises de l'alimentaire que représente l'Ania. Ces attaques personnelles ne vous grandissent pas », commence ainsi sa lettre ouverte. Et d'énumérer ensuite tout ce qui a fait le fondement de la politique de l'enseigne Leclerc ces dernières années à savoir une politique de prix « non pas le plus juste, mais le plus bas que bas », dont « les consommateurs ne ressentent aucune des baisses », mais conduit les éleveurs en détresse à tourner « spontanément leur colère vers vos enseignes pour réclamer des prix plus justes ». Et d'enfoncer le clou avec un « cher Michel, la réalité c'est que nous parlons du prix juste quand vous parlez du prix bas ».
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Soulignant « l'énergie phénoménale » que met le patron de Leclerc à s'isoler et se singulariser, Jean-Philippe Girard rappelle de son côté que « rien ne nous détournera du travail pour trouver des solutions d'avenir pour toute la filière avec tous ceux de bonne volonté, agriculteurs, entreprises alimentaires et distributeurs ».