La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) n’a « aucun problème » à appliquer « dans le cadre des textes » le nouveau dispositif de financement du service public de l’équarrissage, a assuré son président Jérôme Bédier le 22 janvier, insistant sur le fait que le principe de la répercussion, « la FCD ne le conteste pas ». En réponse aux industriels et aux syndicats agricoles qui accusent certaines enseignes de distribution (principalement Carrefour) de ne pas respecter cette répercussion, Jérôme Bédier répond que « ce n'est pas aux acteurs économiques de discuter entre eux des textes fiscaux : nous disons au gouvernement « mettez en place les textes, nous les appliquerons ». Le président de la FCD a accusé les grands industriels de la viande qui sont pénalisés à l’export par le nouveau système de vouloir « faire pression sur le gouvernement pour obtenir des formes de compensation ». « C’est un jeu assez dangereux » a estimé Jérôme Bédier. Les éleveurs n’ont pas à être mis à contribution, a t-il ajouté. Dans un communiqué publié le jour même, le groupe Carrefour a réaffirmé de son côté qu'il « souhaite que cette répercussion soit effectuée dans un cadre juridique clairement défini et validé par les pouvoirs publics, en accord avec les dispositions européennes ».
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