Lait, Fruits et légumes, betteraves, viandes bovines ou porcines… en dehors des activités courantes, les grandes interprofessions agricoles et alimentaires peinent à jouer leur rôle. Qu’il s’agisse de leur rôle dans les crises conjoncturelles, dans l’orientation des prix, les règles de commercialisation, ces institutions ne parviennent pas à être à la hauteur de ce que demande le politique. Ce qui laisse présager des difficultés à mettre au point une contractualisation, comme le demande la loi de modernisation. Cet outil, très français, destiné à compenser quelque peu la disparition progressive de la politique agricole doit encore faire ses preuves.
Dans bien des cas, la raison en est la réticence de l’aval – industriels ou distributeurs – à se lier un tant soit peu les mains par des disciplines de marché. On invoque la concurrence des pays voisins (Allemagne) ou lointains (Brésil, Argentine), la volatilité des prix, l’inégalité des charges sociales ou environnementales, etc. Au moment où le pouvoir politique fonde bien des espoirs sur les interprofessions, les distributeurs et les industriels de différents secteurs, comme s’il y avait un mot d’ordre général, tentent de réduire le plus possible leurs engagements.
C’est un jeu dangereux. Car à force de ne pas vouloir accepter certaines disciplines ou certaines concessions en matière de prix, la question pourrait être réglée politiquement. Exemple, la définition des contrats. Si les interprofessions ne s’entendent pas sur la nature des relations contractuelles et les obligations de chacun, c’est l’administration qui pourrait reprendre la main. Et cela, ni les industriels ni les distributeurs ne le veulent.

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