Le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a annoncé, dans un communiqué du 18 mai, le lancement d’un « fonds régional de soutien pour favoriser l’engraissement des jeunes bovins », doté d’un million d’euros (M€). Cette initiative doit être présentée lundi 25 mai au Salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine (du 22 au 28 mai à Bordeaux). Cette enveloppe permettra « d’octroyer des prêts à taux zéro, remboursables en trois ans pour créer au moins 100 nouvelles places d’engraissement par an au minimum sur cinq ans ». La Région apporte presque la moitié du fonds (490 000 €), le reste provenant « des organisations professionnelles agricoles », selon le communiqué. Plus largement, ce projet s’inscrit dans « une volonté de structuration globale de la filière et de relocalisation de la valeur ajoutée sur le territoire ».
Selon les chiffres 2025 d’Interbev, la Nouvelle-Aquitaine possède le deuxième cheptel bovin de France (870 100 vaches laitières et allaitantes), derrière l’Auvergne-Rhône-Alpes (1,034 million de vaches). De leur côté, les autres principales régions d’élevage ont aussi mis en place des aides pour favoriser l’engraissement des bovins : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté ou encore Normandie.
Depuis plusieurs mois, la concurrence s’intensifie entre les deux principaux débouchés des jeunes bovins, qui absorbent chacun environ 40 % des animaux : l’export en maigre (broutards) et l’engraissement en France (lire notre enquête). Au niveau national, Annie Genevard a annoncé en janvier avoir commandé une « étude flash » sur l’engraissement en France, présenté comme un débouché plus sécurisé alors que l’export peut être brusquement stoppé en raison des maladies animales.
YG