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Commission européenne José Manuel Barroso donne des gages pour un second mandat

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En juin dernier devant les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, José Manuel Barroso s’était engagé à œuvrer pour « la promotion du développement de notre secteur agricole » dans les prochaines années, afin de séduire les pays soucieux de l’avenir de leurs agriculteurs (1). Aujourd’hui, dans des Orientations politiques pour la prochaine Commission, le Portugais qui entend bien décrocher l’aval des députés européens pour un second mandat, le 16 septembre, a multiplié les gages dans ce domaine tantôt aux conservateurs et aux libéraux, tantôt aux écologistes.

«L’Europe à laquelle je crois », écrit José Manuel Barroso dans ses Orientations politiques pour la prochaine Commission, passe par « une économie rurale prospère ». « Grâce aux efforts de ses agriculteurs, à sa politique agricole commune et aux investissements réalisés dans les technologies, l’éducation, la recherche et le développement du marché, l’UE est non seulement à même de satisfaire ses propres besoins alimentaires, mais est aussi devenue un important exportateur agricole. », se félicite-t-il. Tout en promettant que « l’agriculture conservera une place de choix dans le développement futur de l’Europe », le prétendant à un second mandat à la tête de l’exécutif européen estime que « l’agriculture doit s’adapter ».

Réorientation des investissements publics
« L’heure est maintenant venue de décider des besoins et du rôle futurs de l’agriculture et du développement rural dans la vision de l’UE à l’horizon 2020 et d’orienter les investissements publics et les efforts d’innovation pour qu’ils débouchent sur une économie rurale prospère », plaide-t-il. Il profite de ce texte pour faire de nombreux appels du pied aux écologistes auxquels il promet par exemple de s’attaquer au problème de la consommation d’eau dans le secteur agricole. Ou encore sur le dossier des OGM.

Les Etats membres libres d’interdire la culture des OGM
Alors que le président Barroso a lutté avec vigueur ces dernières années contre les freins placés par les Etats membres à la mise en culture des semences transgéniques sur le territoire de l’UE, l’actuel candidat considère que « dans un domaine tel que celui des OGM, il devrait être possible d’adopter un système d’autorisation communautaire, fondé sur des données scientifiques, tout en laissant la possibilité aux États membres de décider s’ils souhaitent ou non avoir des cultures génétiquement modifiées sur leur territoire ». Une remarque qui ouvre la voie à la création de zones sans OGM, comme le réclament de nombreuses ONG et régions de la Communauté.

(1) Voir n°3209 du 29/06/2009.

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