Dans un peu plus d’un mois, l’Union européenne comptera en son sein 25 pays. Une réalité que le citoyen lambda de la vieille Europe est bien loin d’appréhender. Et ne parlons pas des Français, confrontés pour l’heure à l’échéance des élections régionales ! S’il est tout de même un sujet de conversation dans lequel l’Europe gagne en consistance, il s’agit, malheureusement, du terrorisme. Quant à la nouvelle donne économique qui se profile, elle ne préoccupe guère que les chefs d’Etat, les fonctionnaires de Bruxelles, les lobbies, sur le pied de guerre depuis de longs mois déjà… et les entreprises, qui, à l’instar de Bongrain, voient dans le prochain élargissement « une opportunité et un défi ». Du côté des futurs nouveaux Etats membres, au contraire, la réalité de l’échéance est palpable jusque dans la rue. Car les entreprises, qui n’auront pas obtenu le satisfecit européen pour leur mise aux normes, devront fermer leurs portes, sauf à avoir décroché une dérogation de brève durée et à apposer dans l’intervalle sur leurs marchandises une étiquette signalant leur non conformité. Mais peut-on réellement imaginer que leurs clients puissent continuer à consommer des produits dont ne voudraient pas leurs voisins de l’Ouest ? Dans 44 jours, l’Europe entrera dans leur vie par l’alimentation.
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