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régions viticoles d’europe J.P. Bachy passe la main de l'Arev, les priorités restent

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Le congrès de l'Arev (Association des régions viticoles européennes) qui s'est terminé le 17 avril, a vu l'élection de Sergio Chiamparino, maire de Turin (parti démocrate) et président de la région du Piémont en tant que président. Il remplace Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne Ardenne, à la tête de l'association. Cette association des régions viticoles européennes compte poursuivre son travail de promotion de la culture viticole de qualité à travers l'Europe ; notamment en la défendant contre toute industrialisation de la production de vins.

Nouveau président de l'Arev, Sergio Chiamparino, maire de Turin (parti démocrate) et président de la région du Piémont a voulu s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur, le Français Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardennes. Pas question, pour l'un comme pour l'autre, de renoncer à défendre une certaine culture de la viticulture. C'est ce qui avait amené l'association à lutter, dans les mois précédents, contre les velléités de la commission européenne à mettre fin aux droits de plantation. « Notre action, avec d'autres, a fait reculer Bruxelles », lançait Jean-Paul Bachy en résumant son programme passé. « L'Arev ne veut pas d'une viticulture industrielle où la surproduction et la baisse de qualité sont utilisées comme variable d'ajustement ». D'où une grande méfiance envers les tentations de simplification de la Commission européenne qui conduirait à fusionner les AOP (Appellations d'origine protégées) et les IGP (Indications géographiques protégées). Le directeur de la Cnaoc (AOC viticoles) Pascal Bobillier Monnot était venu, le 17 avril, expliquer aux congressistes les risques qui découleraient de ces simplifications. En particulier, si le système des IG agroalimentaire s'imposait comme règle plutôt que les règles spécifiques au vin, des appellations viticoles pourraient être produites avec des raisins venus d'une autre région !

Internet : Recours contre l'Icann

Autre combat, celui de l'Internet. Comme d'autres organisations, l'Arev conteste vivement les règles imposées par l'organisme américain Icann sur les noms de domaine .vin et .wine. Elle demande que ces règles soient mises au point par une vraie structure internationale. Une procédure amiable a été lancée par la Commission européenne contre la décision de l'Icann de libéraliser l'utilisation des noms de domaine. L'Arev demande à l'UE, en cas d'échec, d'aller jusqu'à une procédure contentieuse.

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La position de l'association est également offensive à propos des négociations Europe-Etats Unis. Objectif : obtenir la protection juridique des noms d'appellations européennes. Mais le texte définitif d'une résolution a été suspendu à l'obtention d'un consensus sur le renoncement américain à des mentions telles que « château », « classic », « clos »… les Champenois ne croyant pas à la possibilité d'obtenir de tels renoncements tandis que des producteurs d'autres régions prônaient une attitude plus offensive dans ce sens.

Enfin, l'Arev a travaillé à la mise en œuvre d'une stratégie à venir sur l'œnotourisme et sur la valorisation des territoires viticoles. L'idée d'un label a été abandonnée. D'une manière générale, selon Jean-Paul Bachy, l'accent devrait être mis à l'avenir sur le tourisme, l'environnement et la formation liés à la viticulture.