« Je serai le ministre des agriculteurs, à leurs côtés, fier de leur travail que je connais bien, je serai le ministre également d’une alimentation française durable, accessible à tous », a déclaré le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie, le 7 juillet lors de la passation de pouvoirs. Il s’est affiché dans la continuité de son prédécesseur et des Etats généraux de l’alimentation, mais n’a pas évoqué les dossiers d’actualité portés par Didier Guillaume, comme la gestion des risques climatiques, ou l’organisation d’une « grande conférence » à la rentrée sur la souveraineté alimentaire. Il a toutefois plaidé pour « renforcer à l’échelle européenne notre souveraineté », et affiché sa détermination pour que « l’agriculture et l’alimentation soient des éléments importants du plan de relance ». S’affichant enfin en homme de « dialogue », il a annoncé qu’il recevra « dans les prochains jours » syndicats et organisations professionnelles.
Né en 1980, Julien Denormandie est un ingénieur agronome (AgroParisTech) et un haut fonctionnaire rattaché au corps des Eaux et Forêts (Ipef), ce qui n'avait plus été le cas d'un ministre de l'Agriculture depuis le mandat de Pierre Méhaignerie (1977-1981). Il était jusqu'ici ministre en charge de la Ville et du Logement, et auparavant secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires. Proche d'Emmanuel Macron, il a été son directeur adjoint de cabinet lorsqu'il était ministre de l'Economie, et l'un des principaux artisans de sa campagne à l'élection présidentielle.