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Jus de fruits : leurs ventes déclinent, grevées par les prix des oranges

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Entre 2019 et 2024, les ventes de jus de fruits, frais et ambiants, ont connu une diminution de 20 % des volumes au profit de boissons plates et gazeuses avec sucres ajoutés et additifs, indique l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits (Unijus), dans un communiqué du 11 février, en citant une étude marketing de Nielsen IQ. D’ailleurs, leur vente a dépassé celle des jus de fruits. En cause : des prix qui s’envolent en raison d’aléas météorologiques provoqués par le réchauffement climatique, notamment dans la production d’orange. « Pour chaque litre de jus vendu, trois litres de boissons sans alcool sont vendus », précise Unijus dans son communiqué. 

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L’interprofession appelle les pouvoirs publics à créer une catégorie dédiée aux jus de fruits dans le prochain Programme national nutrition santé (PNNS) 2025-2030. Pour rappel, le dernier PNNS recommande de diminuer autant que possible les boissons sucrées, et ne distingue pas les jus de fruits des sodas et autres boissons sucrées. L’organisation professionnelle souhaite que les autorités reconnaissent des « bénéfices nutritionnels » aux jus de fruits dans le cadre d’une « consommation raisonnable et d’une alimentation équilibrée ». Et de préciser que 100 ml de jus d’orange contient notamment 37 mg de vitamine C. À noter toutefois que le Haut conseil de la santé publique recommande, dans un avis de juin 2020, de ne pas dépasser la limite d’un demi-verre de jus de fruits avant 11 ans en raison de leur teneur en sucre. En outre, Unijus souhaite que les jus de fruits soient intégrés comme une portion parmi les « 5 fruits et légumes par jour ».

Le dernier PNNS ne distingue pas les jus de fruits des sodas