L’entreprise de Carpentras spécialisée dans la distribution de fruits secs en silos dans les grandes surfaces va se doter d’une nouvelle usine. L’emballage non polluant est parmi les principaux axes de développement de Juste Bio, entreprise dirigée par Franck Bonfils.
L’entreprise de Carpentras spécialisée dans la distribution de fruits secs en silos dans les grandes surfaces va se doter d’une nouvelle usine. L’emballage non polluant est parmi les principaux axes de développement de Juste Bio, entreprise dirigée par Franck Bonfils.
Juste Bio veut franchir de nouvelles étapes pour limiter les emballages difficiles à recycler. « Le 1er juin, nous serons les premiers à proposer des produits alimentaires à DLC longue, emballés dans un plastique végétal biodégradable », annonce Franck Bonfils, président de Juste Bio. Une évolution que le dirigeant souhaite inscrire dans une démarche plus globale de l’entreprise en faveur de la suppression des emballages ou de la réduction de leur impact environnemental. « Car, d’ici janvier 2020, nous voulons devenir la première PME européenne sans emballage polluant », poursuit le dirigeant. Pour y arriver, Juste Bio entend modifier tous ses emballages, en agissant sur chaque élément : le carton, la colle, l’étiquette, l’encre, etc. Cette évolution concerne aussi les grands contenants qu’elle utilise pour livrer les magasins équipés de silos.
Le succès de l’entreprise familiale (20% de son capital sont contrôlés par Idia Capital, le reste par Franck Bonfils) vient de son concept de silos de fruits secs, de graines et de légumineuses en vrac, installés dans les rayons des grandes surfaces françaises. « L’idée plaît aux distributeurs car nous prenons tout en charge, le remplissage des silos et le nettoyage, et nous garantissons la traçabilité des produits. C’est de la rentabilité nette pour la grande surface », affirme Franck Bonfils. Grace à ce concept, Juste Bio a décuplé son chiffre d’affaires, qui est ainsi passé de 5 à 50 millions d'euros entre 2015 et 2018. Mais le dirigeant voit bien plus loin, visant un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros en 2019 et de 100 millions d’euros en 2020.
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Convaincre le réseau bio
Profitant de l’essor des produits biologiques en grandes surfaces, et de l’attente des distributeurs pour les concepts clés en main, Juste Bio veut convaincre davantage de magasins d’adopter son idée. Parmi ses autres projets, Franck Bonfils veut aussi séduire la distribution spécialisée biologique, même si ces magasins sont déjà tous dotés de silos de vrac. « Il y a une demande d’optimisation de ce rayon », estime le président de la PME, qui constate une difficulté des magasins à bien gérer cette offre, avec une multiplicité de fournisseurs qui livrent les magasins trop souvent avec des contenant de différents formats et des matériaux d’emballages qui ne sont pas forcément faciles à recycler. L’entrepreneur espère réaliser ses premiers tests au cours de cette année, sous une marque spécifique : Louis et Petit Jules.
Pour s’assurer des volumes suffisants, Juste Bio a décidé d'investir 7,5 millions d’euros (en dette) pour se doter d’une nouvelle usine, toujours à Carpentras, d’une capacité d’environ 30 000 tonnes par an et qui entrera en production en fin d’année. Le site actuel a traité 6 000 tonnes en 2018, et ne peut pas beaucoup augmenter sa production. L’entreprise a commencé aussi à investir dans une exploitation d’amandiers biologiques en Provence afin de soutenir cette filière en train de renaître actuellement. Mais le développement de l’entreprise pourrait aussi passer par des acquisitions dans les produits biologiques : des spécialistes des fruits secs, des céréales ou encore des purées de fruits secs.