« Utiliser la technologie partout où c’est possible », c’est par ces mots que la ministre des finances ukrainiennes, Oksana Markarova, a présenté mercredi 6 juin à Kiev le lancement prochain d’un fond national ukrainien dédié au start-ups, abondé dans un premier temps par l’équivalent de 2 millions de dollars de fonds publics. Elle intervenait à l'occasion d'une visite de start-up agtech françaises en Ukraine, organisée par Business France et Valeur Tech.
La création de ce fonds est une initiative modeste mais qui « montre la volonté de ce gouvernement d’atteindre les 6 ou 7% de croissance » en « supportant ces initiatives au tout début de leur croissance », a-t-elle ajoutée. Parmi les secteurs visés, l’AgTech occupe une place de choix, symbole d’une volonté du pays de monter en gamme en matière agricole.
« De notre point de vue, faire pousser plus de graines ne mène nulle part. Il faut mieux produire et créer de la valeur ajoutée en se spécialisant dans le traitement et la production de produits à base de grains », explique ainsi Ivan Yuryk, directeur de l’agence UkraineInvest, chargé d’attirer les investissements étrangers.
Le pays cherche à attirer des investissements étrangers dans ce domaine et à résoudre le problème du financement des start-ups ukrainiennes, l’un des principaux freins à leur développement.
« 2 millions de dollars, c’est un investissement classique dans une seule start-up dans la Silicon Valley », ironise d’ailleurs Yuriy Petruk, représentant de l’association AgTech Ukraine. « Mais c’est un bon signal de l’Etat. S’ils augmentent ce système avec des fonds privés, cela peut avoir un effet », estime-t-il.
Romain Ouertal
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