À l’occasion des Rencontres phytosanitaires le 6 novembre à Bergerac, la DGAL (ministère de l’Agriculture) a fait le point sur l’usage de la deltaméthrine (insecticide pyréthrinoïde) en production de kiwis, dont la limite maximale de résidus (LMR) pourrait être réduite l’an prochain à la suite d'un retard de fourniture de données par le fabricant. Malgré une demande formulée par l’Efsa (agence réglementaire européenne) en 2015, trois essais n’avaient pas été conduits sur kiwi en France dans le délai fixé (2018), a retracé l’administration française. Si bien que les LMR devraient être réduites à la limite de quantification (0,01 mg/kg) sur cette production en 2025, ce qui ne permettrait pas son usage dans les vergers.
« Comment régler ce problème ?, s’est interrogée Marie-José Sanz, co-présidente du Bik (interprofession), lors des Rencontres phytosanitaires, coorganisées par la DGAL et le CTIFL (institut technique). Pour notre petite profession, c’est une très grosse alarme. » La DGAL a répondu que les essais manquants ayant été finalement conduits en 2023, l’administration française devrait pouvoir fixer une LMR temporaire en 2025, mais elle ne s’appliquerait qu’à la commercialisation des kiwis sur le marché français. « Pour une commercialisation à l’échelle européenne, il faudra aller vite », a indiqué la DGAL. La filière française a exporté 8 000 tonnes de kiwi sur la campagne 2022-2023, soit un peu moins de 20 % de la production nationale (45 000 tonnes).
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Les représentants de la DGAL ont profité de cette affaire pour inviter les filières présentes à suivre attentivement les dossiers réglementaires, en soutien aux porteurs des dossiers, les fabricants des pesticides eux-mêmes.